vendredi 12 octobre 2007

Mon Doc et moi

La première fois que j'ai vu mon doc, je devais être à Strasbourg depuis quelques mois.

Je me plaignais de la pollution qui me bouchait le nez et lui disais aussi que je me trouvais plus sensible à la fumée des cigarettes dans les bars et cafés.
Nous avons papoté comme de vieilles connaissances, peut être une demi heure cette fois là et il a fini par me conseiller les biergarten en Allemagne, ces endroits en plein air où l'on déguste les pils et autres boissons dorées que nos chers voisins affectionnent.
Mais je n'aime pas particulièrement les bières allemandes.

Cette fois ci, nous avons continué sur les bières, mais aussi les restaurants et la rencontre sur internet... Il est bavard mon doc !
Et il aime bien les bonnes choses...
Il voulait connaître mon avis sur les rencontres virtuelles et leur pérennité dans la vraie vie.

Je n'aime pas ça, j'ai besoin d'échanger avec l'autre, de le voir, de le regarder et de le séduire comme vous le savez. Je pense que l'imprévu a sa poésie, comme une rencontre sur un vélo ou un télésiège, dans une librairie ou n'importe où d'ailleurs.

Se laisser faire....

Vous me direz, ouiii mais, on n'a pas le temps, on ne sait pas sur quel pervers on tombe, ou sur quelle folle ... et où cela va nous mener?
Il n'empêche que c'est quand même pareil sur le net, sauf que c'est du direct, que la photo n'est pas arrangée ou truquée et qu'on perd pas 10 ans à prendre un rendez vous je ne sais pas où.

Le spontané, c'est bien je trouve.

Après, vous pouvez dire que je triche parce que je ne suis plus célibataire, que je ne me laisse pas aller comme je le dis là, mais je trouve ça plus sexy quand même que le net.

Nous avons fini par évoquer la vie privée... Vous qui devez théoriquement vous tenir correctement en ville sous peine de choquer les élèves et leurs parents, vous vous reconnaîtrez.
Il me racontait sa vie mon Doc, quelle drôle de chose ! Moi qui aime les potins (qui n'aime pas?), je me suis régalée !
Il souffre (enfin, oui)
> D'être reconnu par ces gens qui traversent le trottoir en criant votre nom et en demandant leur résultats sanguins comme s'il savait TOUS les résultats en permanence (comme si moi, je savais par coeur les résultats des 150 bilans que je fais passer à mes patients);
> D'être regardé de travers parce qu'il boit une mousse en mangeant une saucisse
Aahhhhhhhhh les calories, les mauvaises graisses, et l'alcool. Docteur, vous devez vous tenir voyons, vous montrez l'exemple tout de même ! Disent ses patients;
> D'être surpris à ne pas donner la main à sa Chérie dans la rue, car les patients s'empressent de lui dire qu'il a trouvé là une sacrée bombe (sourires en coin et clins d'oeil !)
Il a des drôles de patients je trouve.

Comme si les docs ou les professionnels de la santé, de l'éducation, de la banque enfin, comme si tous ces gens qui reçoivent d'autres gens qui s'imaginent qu'ils sont sérieux (ils le sont dans leur métier en tous cas) ne vivent rien d'autre que leur métier...
Ne font pas l'amour, ne picolent pas de temps en temps, ne fument pas, ne font pas leurs courses ou n'ont pas de connaissances...

Sur ces bonnes paroles, nous avons évoqué la bonne chair, les endroits sympa en ville, le fait d'aimer la vie, de dire oust au diktat des kilos en trop qui ne veulent JAMAIS partir et qui nous empoisonnent - parfois -
Donc, selon sa théorie, une personne qui picore au restau est à fuir; une personne qui n'apprécie pas les bonnes choses est ennuyeuse, celle qui se refuse de boire un bon vin en espérant limiter son apport calorique manque quelque chose.

Vivons donc (facile à dire !!!)

La prochaine fois qu'on se croisera aux Frères Berthoms, il me payera une bière et il ira à La Chaumière.
Moi, j'essaierai Le Clou.

La chose est dite

1 commentaire:

Brigitte a dit…

est-ce vraiment un "doc"?généraliste?.....